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| I’ve tried to go to Epad, and they said no, no, no… |
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| Écrit par Les bastiaises | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mardi, 27 Octobre 2009 15:04 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Je n’avais pas vraiment d’opinion sur l’écrivain et encore moins sur le réalisateur de Podium mais là, franchement, je le préfère au pays des sosies de Cloclo. Nausée, paralysie, frisson. Dans nos sociétés policées, hurler dans un appartement parisien aux environs de minuit puis balancer sa télévision par la fenêtre est très mal vu du voisinage.Soudain, un doute s’insinue lentement et je me surprends à penser : et s’il avait raison ? Si la fine fleur du Sarkozysme, c’était Jean le fiston ? Et là, j’ai mal parce que je ne m’y attendais pas à celle-là. Je me sentais le courage de lutter contre le père mais surtout pour une société dans laquelle le respect des citoyens est un pré-requis à l’action et l’honnêteté, un modus vivendi politique. Mais là, j’avoue que je suis déconcertée. Je ne sais pas comment lutter contre un héritier, un dauphin. Comme chacun, je porte en moi les composantes de ma classe sociale, de mon milieu d’origine. Je me suis donnée les moyens d’y arriver, j’ai misé sur mon travail, ma persévérance… Ce genre de digression est récurrent parmi les arguments que les détracteurs de Jean Sarkozy lui ont opposés pendant toute la durée de la récente polémique. Je trouve pourtant qu’il est utile de le souligner une nouvelle fois. Je suis outrée quand notre gouvernement fait bloc pour défendre M. Hortefeux et son excuse sur les auvergnats que l’on pourrait apparenter compte tenu de son énormité à l’excuse du cancre avec la mort de la grand-mère. A la différence près que le cancre est collé. Passons. Je suis indignée de la mascarade autour de la Jungle et des interventions de M. Besson. Passons. Par contre, lorsqu’un jeune homme de 23 ans diplômé du Bac, dans un pays où l’intégralité des diplômés connaît des difficultés pour s’insérer dans la vie professionnelle, postule à un poste carrément surdimensionné, on s’étonne que cela provoque un sentiment de déclassement chez l’ensemble des jeunes et moins jeunes d’ailleurs pour qui l’ascension sociale est un véritable marathon. La polémique est passée, une petite interview au 20h, lunettes vissées sur le nez et on en arrive à entendre des louanges sur la sagesse de ce jeune loup en politique. Là, on ne passe pas, je suis révoltée. Cet épisode est totalement symptomatique de l’état d’euphorie dans lequel notre classe dirigeante se trouve. Mais que pensaient-ils ? Qu’un novice total à qui on aurait ri au nez dans n’importe quel autre entretien d’embauche, à qui il faudrait une moyenne de 60 heures de travail pendant des dizaines d’années pour prétendre à ce niveau de poste et en plus de nombreuses qualités financières, juridiques, politiques et sociales, pouvait accéder à cette fonction, le plus naturellement du monde ? Evidemment, de nombreuses outrances passent et l’opinion avale la pilule. Mais au bout d’un moment, on n’est pas tous des Martinon, on n’accepte pas tous de se faire doubler par des mecs qui n’ont rien prouvé alors qu’on doit tous prouver tous les jours quels que soient notre niveau de poste, notre âge, notre sexe… Non, nous ne sommes pas tous des Martinon, parce que notre ascension nous ne la devons qu’à nous-mêmes et que notre futur est entre nos mains. Non, nous ne sommes pas tous des Martinons, parce que Jean Sarkozy n’a jamais été notre ami et ne nous a jamais juré fidélité. Par ailleurs, le fait même que l’idée de se présenter lui soit passée par la mèche témoigne de ce sentiment d’impunité totale. Et de béatitude : après avoir entendu les journalistes juger sa prestation au 20h de France 2 « redoutablement efficace ». « Fin tacticien, Jean Sarkozy retire sa candidature ». Aussi aberrant qu’un « fin tacticien, Dominique de Villepin revient sur le CPE » ou qu’un « fin communiquant, Domenech demande son amie en mariage après une défaite cinglante de l’équipe de France ». Mais qui est-il, ce garçon pour être interviewé comme un homme politique national ? Et prétendre ne pas vouloir d’ « une victoire entachée de favoritisme » (sic) ? Jean, elle n’est pas entachée, mais CONFITE dans le favoritisme. Si le père se prend parfois pour Napoléon, l’Aiglon confond pont de Neuilly et pont d’Arcole. C’est en cela que je ne sais pas quelles armes brandir dans cette bataille. Peut-être les valeurs sous-tendues par la devise de la République française… Cette piste mérite peut-être d’être creusée avant qu’elle ne soit effacée des frontons de nos monuments. Les bastiaises
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