Flash infos

L'Assaut vous présente la nouvelle version de son site, plus de fonctionnalités, plus d'interactivité, une newsletters à recevoir très bientôt dans vos boites mails ! Changeons les mentalités sur L'Assaut.org !

Publications

Newsletters mensuelle

Nuage de Tag

politique gouvernement sarkozy lastelle Nicolas Sarkozy réforme travail ONG chômage président Etat école capitalisme liberté flexibilité SMIC fonctionnaire société Afrique saint-martin
I’ve tried to go to Epad, and they said no, no, no… PDF Imprimer E-mail
Écrit par Les bastiaises   
Mardi, 27 Octobre 2009 15:04

Jean. Jean Sarkozy. Une polémique supplémentaire. Un emballement médiatique disproportionné selon certains. Mme Balkany arguait samedi 24 octobre, sur un plateau de télévision, que c’était injuste de faire payer le prix fort à Jean Sarkozy, dont le seul tort était celui d’être le fils de son père. Et Yann Moix d’enchaîner sur une stipulation purement rhétorique, mais qu’il semblait trouver pertinente : peut-être que le vrai Sarkozy, entendez par là, le nec plus ultra des Sarkozy, le top du top, le plus plus, ne serait pas Nicolas mais Jean.

Je n’avais pas vraiment d’opinion sur l’écrivain et encore moins sur le réalisateur de Podium mais là, franchement, je le préfère au pays des sosies de Cloclo.

Nausée, paralysie, frisson.

Dans nos sociétés policées, hurler dans un appartement parisien aux environs de minuit puis balancer sa télévision par la fenêtre est très mal vu du voisinage. 

Soudain, un doute s’insinue lentement et je me surprends à penser : et s’il avait raison ? Si la fine fleur du Sarkozysme, c’était Jean le fiston ?

Et là, j’ai mal parce que je ne m’y attendais pas à celle-là. Je me sentais le courage de lutter contre le père mais surtout pour une société dans laquelle le respect des citoyens est un pré-requis à l’action et l’honnêteté, un modus vivendi politique. Mais là, j’avoue que je suis déconcertée. Je ne sais pas comment lutter contre un héritier, un dauphin.

Comme chacun, je porte en moi les composantes de ma classe sociale, de mon milieu d’origine. Je me suis donnée les moyens d’y arriver, j’ai misé sur mon travail, ma persévérance…  Ce genre de digression est récurrent parmi les arguments que les détracteurs de Jean Sarkozy lui ont opposés pendant toute la durée de la récente polémique. Je trouve pourtant qu’il est utile de le souligner une nouvelle fois. Je suis outrée quand notre gouvernement fait bloc pour défendre M. Hortefeux et son excuse sur les auvergnats que l’on pourrait apparenter compte tenu de son énormité à l’excuse du cancre avec la mort de la grand-mère. A la différence près que le cancre est collé. Passons. Je suis indignée de la mascarade autour de la Jungle et des interventions de M. Besson. Passons. Par contre, lorsqu’un jeune homme de 23 ans diplômé du Bac, dans un pays où l’intégralité des diplômés connaît des difficultés pour s’insérer dans la vie professionnelle, postule à un poste carrément surdimensionné, on s’étonne que cela provoque un sentiment de déclassement chez l’ensemble des jeunes et moins jeunes d’ailleurs pour qui l’ascension sociale est un véritable marathon. La polémique est passée, une petite interview au 20h, lunettes vissées sur le nez et on en arrive à entendre des louanges sur la sagesse de ce jeune loup en politique. Là, on ne passe pas, je suis révoltée.

 Cet épisode est totalement symptomatique de l’état d’euphorie dans lequel notre classe dirigeante se trouve. Mais que pensaient-ils ? Qu’un novice total à qui on aurait ri au nez dans n’importe quel autre entretien d’embauche, à qui il faudrait une moyenne de 60 heures de travail pendant des dizaines d’années pour prétendre à ce niveau de poste et en plus de nombreuses qualités financières, juridiques, politiques et sociales, pouvait accéder à cette fonction, le plus naturellement du monde ? Evidemment, de nombreuses outrances passent et l’opinion avale la pilule. Mais au bout d’un moment, on n’est pas tous des Martinon, on n’accepte pas tous de se faire doubler par des mecs qui n’ont rien prouvé alors qu’on doit tous prouver tous les jours quels que soient notre niveau de poste, notre âge, notre sexe… Non, nous ne sommes pas tous des Martinon, parce que notre ascension nous ne la devons qu’à nous-mêmes et que notre futur est entre nos mains. Non, nous ne sommes pas tous des Martinons, parce que Jean Sarkozy n’a jamais été notre ami et ne nous a jamais juré fidélité.

Par ailleurs, le fait même que l’idée de se présenter lui soit passée par la mèche témoigne de ce sentiment d’impunité totale.

Et de béatitude : après avoir entendu les journalistes juger sa prestation au 20h de France 2 « redoutablement efficace ». « Fin tacticien, Jean Sarkozy retire sa candidature ». Aussi aberrant qu’un « fin tacticien, Dominique de Villepin revient sur le CPE » ou qu’un « fin communiquant, Domenech  demande son amie en mariage après une défaite cinglante de l’équipe de France ». Mais qui est-il, ce garçon pour être interviewé comme un homme politique national ? Et prétendre ne pas vouloir d’ « une victoire entachée de favoritisme » (sic) ? Jean, elle n’est pas entachée, mais CONFITE dans le favoritisme. Si le père se prend parfois pour Napoléon, l’Aiglon confond pont de Neuilly et pont d’Arcole.

C’est en cela que je ne sais pas quelles armes brandir dans cette bataille. Peut-être les valeurs sous-tendues par la devise de la République française… Cette piste mérite peut-être d’être creusée avant qu’elle ne soit effacée des frontons de nos monuments.

Les bastiaises

   
 
Share/Save/Bookmark
Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher RSS
Colette   |2009-10-28 14:30:45
Que Sarkozy le Fils prétende accéder à la présidence de l’EPAD à 23 ans montre bien que les beaux discours de Sarkozy le Père sur les diplômes, le travail et l’expérience ne sont pas applicables au sein de sa propre famille et témoigne des prétentions népotiques du Président français… Mais le plus révoltant dans l’histoire, car on ne s’étonne plus de grand-chose avec ce dernier, c’est que certains administrateurs de l’EPAD et une grande partie des élus UMP aient adhéré à cette supercherie en faisant entendre une voix exclusivement partisane qui n’exprime en rien une position réfléchie sur la gouvernance de l’EPAD. Et qu’en restera-t-il ? Qu’une « étoile est née » ? Plutôt que de prêter une « personnalité politique » à Sarkozy le Fils, qui de surcroit, ne le mérite aucunement, ne faut-il pas plutôt s’interroger sur la personnalité politique de ceux qui ont soutenus une telle candidature? Mais qui peut encore penser que le bien du peuple passe avant les intérêts personnels du Père et de ses courtisans sous cette ère sarkozyenne ?
Gérard Daité  - Ironie   |2009-10-28 16:49:47
Pour une fois qu'on donnait le poste à un mec de la banlieue, sans diplôme et issu de l'immigration...
So eiu  - Resistenza   |2009-10-28 21:15:17
Une très bonne analyse mais votre conclusion est molle au regard des combats futurs.
La Patrie est en danger et la seule devise de notre République ne suffira pas.
Entrez en résistance, combattez pied à pied où que vous soyez (Travail, syndicats, associations, etc....), opposez vous à cette néo-monarchie, sans langue de bois, avec une énergie de tous les instants.
2012 c'est demain.
Oui la Patrie est en danger " Aux armes Citoyens....."
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 

Flash infos

L'Assaut vous présente la nouvelle version de son site, plus de fonctionnalités, plus d'interactivité, une newsletters à recevoir très bientôt dans vos boites mails ! Changeons les mentalités sur L'Assaut.org !