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| J’étais là |
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| Écrit par Les bastiaises | |||||||
Tout comme l’affaire de l’Epad, on a l’impression que l’on en a parlé le matin après l’avoir appris à la radio, que l’on a lu un article à ce propos, que l’on en a réentendu parlé à la pause déjeuner et que, pour boucler la boucle médiatique, l’on est retombé sur un débat sur ce même sujet à la télé.
Enfin, j’en parle mais j’aurais pu utiliser les mêmes mots pour parler du traitement médiatique du remix de L’Auvergnat par notre Brassens de l’identité nationale ou encore de toutes les bombes verbales et autres attitudes, prises de position à la lisière de l’insulte publique à la population. Qualifiés de « boulettes » par les détracteurs du pouvoir en place ou de dommages collatéraux dont l’action politique ne peut faire l’économie par ses partisans, tous ces sujets d’actualité ont un point commun. Au-delà d’être les symptômes d’un mandat de pus en plus compliqué à tolérer, tous ces coups ont fait l’objet de ce qui nous paraît être une surexposition médiatique. Nous avons l’impression d’en avoir compris le déroulement factuel ainsi que les tenants et les aboutissants politiques, sociaux, culturels. Pourquoi cette impression ? Car, depuis les prémices de notre scolarité, nous associons l’apprentissage à une durée. Plus on travaille, révise, lit, plus on sait, comprend, apprend et met en lien. Principe somme toute assez simple. La différence ici est que les programmes scolaires sont pensés, réfléchis, que les thématiques abordées reflètent une diversité de champs de connaissances. Et ce, même si ces programmes peuvent être jugés imparfaits, orientés, ils renferment une cohérence solide et se concentrent sur l’apprentissage individuel. Ce qui n’est pas le cas de l’agenda setting, la seule discipline en vigueur dans le monde de la communication politique. Dans cet univers, ce n’est pas parce qu’on entend parler longtemps ou souvent d’un sujet qu’on peut être à même de se forger une opinion sur ce thème. Tout bonnement parce que les informations sont non seulement filtrées, distillées selon un planning maîtrisé mais souvent identiques. On entend toujours la même chose ma Bonne Lucette… Un peu de lucidité de comptoir n’a jamais fait de mal à personne ! Ne voyez dans ce constat aucune mise en cause du travail journalistique, mon propos n’est pas là. Voyez-y davantage l’exhortation au matraquage citoyen. On nous impose un pseudo matraquage orchestré et puis on nous jette en pâture un autre sujet qui remplace le précédent. Et on nous ringardise ou nous fait passer pour de vieux grincheux si l’on revient en arrière. Mais n’oublions pas ce fameux sujet précédent, ni celui qui lui était antérieur, et encore antérieur à son tour. Affranchissons-nous de la crainte d’être taxé d’antisarkozisme, de toute façon on l’est et le sera. N’oublions pas, n’oublions rien au risque d’aboutir à un exposé dithyrambique du fameux Bilan du prochain candidat UMP à la présidence de la République. Le bilan au ministère de l’intérieur du précédent candidat a déjà fait l’objet d’un gobage magistral de la part de la population. Ne laissons pas un bilan encore plus catastrophique passer comme une lettre à la Poste privatisée. Parce que cela risque d’être carrément inaudible. En plus, comme M. Sarkozy met la moitié d’un mandat à faire un proto-mea culpa, on ne risque pas d’obtenir si tôt un retour à la raison. Le yacht de Bolloré, tout le monde avait oublié… Pas de sujet sensible, une simulation d’auto flagellation. A ce train là, si mes calculs sont bons, en 2012, il s’excusera auprès de la population d’avoir pipoté sa folle escapade au pied du Mur de Berlin, avec Juppé dans ses valises. Ici, je me permets d’adresser un petit conseil avisé au Président : lorsqu’on monte un bobard, et que l’on implique un tiers, toujours s’assurer avant que ce tiers est un ami. Qui sait, après Sarkozy à Berlin et Juppé en témoin, on va peut-être avoir droit à Sarkozy au 11 Septembre et Villepin en témoin ou à Sarkozy à la libération d’Ingrid avec Chirac en témoin. Allez, on sait bien que le seul mur qui n’ait jamais compté pour vous est celui de l’argent et que vous lui faites l’honneur de votre présence sans besoin de personne pour vous tenir la main.
Les bastiaises
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Tout comme l’affaire de l’Epad, on a l’impression que l’on en a parlé le matin après l’avoir appris à la radio, que l’on a lu un article à ce propos, que l’on en a réentendu parlé à la pause déjeuner et que, pour boucler la boucle médiatique, l’on est retombé sur un débat sur ce même sujet à la télé.